La tradition sombra dans une relative obscurité jusqu’à la période du 9ème soke, Fukuhara Shinzaemon Kagenori. Shinzaemon était à la fois élève du 8ème Soke de Suiō-ryū, Yoshino Yaichiro Sadatoshi, et de Yoshida Shigesaemon Sadatoshi, à son tour un ancien élève de Masaki Taro Dayu Toshimitsu, fondateur d’une méthode de manrikigusari (une chaîne avec des poids attachés aux deux extrémités) appelée le Masaki-ryu.

Shinzaemon prit en compte ce qu’il avait appris des techniques de chaîne et de poids de Masaki-ryu et y ajouta un kama, ou faucille. Il appela sa méthode Masaki-ryu Kusarigamajutsu; elle fut enseignée jusqu’à ce jour avec Suiō-ryū et le terme correct est Masaki-ryu Fukuhara Ha Kusarigamajutsu. La méthode elle-même comprend 18 kata séparés destinés à être pratiqués des deux côtés du corps, c’est-à-dire en alternant dans les mains le tournoiement de la chaîne et le maniement de la faucille. La forme de cette faucille est unique : elle est façonnée de façon à pouvoir couper, qu’elle soit poussée, tirée ou utilisée pour frapper.