Mima Yoichizaemon Kagenobu, Le fondateur

lignee

Lignée des soke de l’école Suiō-ryū

Suiō-ryū iai kenpō®, titre officiel de cette tradition, fut fondé par Mima Yoichizaemon Kagenobu (1577-1665) autour de 1615. Yoichizaemon naquit, sur le fief Dewa, de Mima Saigu, prêtre du sanctuaire de Junisha Gongen. Malheureusement il n’y a plus de traces de l’emplacement de ce sanctuaire et de la tombe du fondateur car ils furent tous deux détruits par un glissement de terrain au 18e siècle.

Dans sa jeunesse Yoichizaemon étudia l’art du sabre de l’école Bokuden, fondée par Tsukahara Bokuden, ainsi qu’une forme de jojutsu pratiquée par les yamabushi, prêtres guerriers de la montagne, appelée Kongo Jo Joho. (suite…)

Reigi – L’étiquette

Selon Katsuse sensei, 15è soke de Sui O Ryu, l’étiquette a son origine dans la voie des arts martiaux (Budo). L’étiquette est fortement liée au sens de la valeur de l’individu. L’importance de l’étiquette ne doit pas faire oublier cependant que ce n’est pas une chose forcée ou coercitive. Ce n’est pas parce que nous pratiquons les arts martiaux que nous devons avoir des manières rigides. L’étiquette est quelque chose que nous obtenons et que nous pratiquons dans notre vie quotidienne, et il est important qu’elle transparaît naturellement dans notre façon de vivre. Par conséquent, nous ne devrions pas être obsédés par la forme extérieure de l’étiquette….Nous devrions laisser la courtoisie et la bienveillance éclairer notre état d’esprit (dans la pratique du Budo)….

De façon générale, le Reigi est le respect que l’on manifeste naturellement aux enseignants (sensei). Ce respect s’applique aussi aux anciens (Senpai) et aussi aux partenaires avec qui nous pratiquons. Rei signifie «appréciation et respect» ainsi que la façon de le manifester. Ces codes permettent une conduite courtoise à l’égard des autres pratiquants et du lieu de pratique. Le Reigi n’est pas immuable, ni surtout rigide mais doit être simple, naturel et surtout sincère.