Fukuhara Shinzaemon Kagenori, le neuvième successeur

La tradition sombra dans une relative obscurité jusqu’à la période du 9ème soke, Fukuhara Shinzaemon Kagenori. Shinzaemon était à la fois élève du 8ème Soke de Suiō-ryū, Yoshino Yaichiro Sadatoshi, et de Yoshida Shigesaemon Sadatoshi, à son tour un ancien élève de Masaki Taro Dayu Toshimitsu, fondateur d’une méthode de manrikigusari (une chaîne avec des poids attachés aux deux extrémités) appelée le Masaki-ryu.

Shinzaemon prit en compte ce qu’il avait appris des techniques de chaîne et de poids de Masaki-ryu et y ajouta un kama, ou faucille. Il appela sa méthode Masaki-ryu Kusarigamajutsu; elle fut enseignée jusqu’à ce jour avec Suiō-ryū et le terme correct est Masaki-ryu Fukuhara Ha Kusarigamajutsu. La méthode elle-même comprend 18 kata séparés destinés à être pratiqués des deux côtés du corps, c’est-à-dire en alternant dans les mains le tournoiement de la chaîne et le maniement de la faucille. La forme de cette faucille est unique : elle est façonnée de façon à pouvoir couper, qu’elle soit poussée, tirée ou utilisée pour frapper.

REI SUR LE TATAMI

La pratique avec les armes comporte des dangers potentiels. Dès que l’on pose le pied sur le tatami, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées. Ne montez sur le tatami que si vous avez la permission de l’enseignant. Une fois sur le tatami, faites votre salut (vis-à-vis du shomen,  de l’enseignant et de l’arme). Veillez à avoir une posture correcte. Ce salut est requis aussi quand l’on quitte le tatami. Toutefois si c’est une absence de courte durée, avec une permission préalable de l’enseignant, le salut debout est suffisant. A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tatami par une inclinaison en direction du shomen.