Reigi – L’étiquette

Selon Katsuse sensei, 15è soke de Sui O Ryu, l’étiquette a son origine dans la voie des arts martiaux (Budo). L’étiquette est fortement liée au sens de la valeur de l’individu. L’importance de l’étiquette ne doit pas faire oublier cependant que ce n’est pas une chose forcée ou coercitive. Ce n’est pas parce que nous pratiquons les arts martiaux que nous devons avoir des manières rigides. L’étiquette est quelque chose que nous obtenons et que nous pratiquons dans notre vie quotidienne, et il est important qu’elle transparaît naturellement dans notre façon de vivre. Par conséquent, nous ne devrions pas être obsédés par la forme extérieure de l’étiquette….Nous devrions laisser la courtoisie et la bienveillance éclairer notre état d’esprit (dans la pratique du Budo)….

De façon générale, le Reigi est le respect que l’on manifeste naturellement aux enseignants (sensei). Ce respect s’applique aussi aux anciens (Senpai) et aussi aux partenaires avec qui nous pratiquons. Rei signifie «appréciation et respect» ainsi que la façon de le manifester. Ces codes permettent une conduite courtoise à l’égard des autres pratiquants et du lieu de pratique. Le Reigi n’est pas immuable, ni surtout rigide mais doit être simple, naturel et surtout sincère.

REI AU DOJO

En entrant dans le dojo, découvrez-vous et saluez en direction du Shomen

Les affaires sont laissées en bon ordre en dehors du tatami durant la pratique. Le soin que le pratiquant y apporte est un indice de sa discipline. Pour mémoire, les plis du hakama ont une portée symbolique. A l’avant, on peut en remarquer cinq, et un à l’arrière. Les cinq plis de l’avant représenteraient la compassion, la fidélité, la courtoisie, l’harmonie entre individus, et la confiance. Quant au pli arrière, il fait allusion à la sincérité. Ce sont autant de règles que le pratiquant devrait se remémorer à chaque fois qu’il enfile ou replie son hakama

REI SUR LE TATAMI

La pratique avec les armes comporte des dangers potentiels. Dès que l’on pose le pied sur le tatami, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées. Ne montez sur le tatami que si vous avez la permission de l’enseignant. Une fois sur le tatami, faites votre salut (vis-à-vis du shomen,  de l’enseignant et de l’arme). Veillez à avoir une posture correcte. Ce salut est requis aussi quand l’on quitte le tatami. Toutefois si c’est une absence de courte durée, avec une permission préalable de l’enseignant, le salut debout est suffisant. A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tatami par une inclinaison en direction du shomen.

REI ENVERS L’ENSEIGNANT

Les pratiquants et l’enseignant (sensei) se saluent mutuellement au début et à la fin des cours. Au début d’un cours la coutume veut que l’on dise «Onegai shimasu» («faites-moi la faveur de pratiquer avec moi») lorsqu’on salue le sensei, alors qu’à la fin on dit «Domo arigato gozai mashita» («merci beaucoup»).

REI ENVERS LE PARTENAIRE

Vos partenaires vous aident à vous améliorer. Aider son partenaire, c’est s’aider soi même.

Les pratiquants avancés sont pour vous des aides précieuses, ils méritent votre considération. Durant les pratiques, vous devriez suivre leurs conseils en toute sincérité. N’entrez jamais en polémiques notamment sur les techniques sur le tatami. Le Dojo est un lieu de recherche et de travail personnel, pas un forum de discussions.

Quant aux pratiquants avancés, ils se doivent de rester humbles et sincères dans leur attitude et conduite, et de s’efforcer d’être de bon modèle pour les débutants.

A moins d’être sollicité, avec l’accord de l’enseignant, un pratiquant moins ancien ou moins gradé ne doit pas donner de correction à un pratiquant plus avancé.

REI ENVERS LES ARMES

Le respect des armes fait partie intégrant du Budo. Traditionnellement dans la pratique du Budo le sabre revêt un symbolique qui va au-delà de sa valeur en tant que simple arme, à ce titre il mérite un respect particulier. En dehors des questions de sécurité et d’entretien, il faut éviter de lancer les armes, de les piétiner ou de les enjamber.

RAPPEL DES QUELQUES ETIQUETTES DE BASE

  1. L’entraînement doit toujours se dérouler dans une atmosphère agréable et conviviale.
  2. L’enseignant ne vous enseigne qu’une partie de la technique. Votre maîtrise dépendra de votre pratique personnelle.
  3. Si vous arrivez en retard, vous devez attendre jusqu’à ce que l’enseignant vous fasse un salut d’invitation. Faites vos saluts une fois sur le tatami.
  4. La façon correcte de s’asseoir sur le tatami est la posture en seiza. En cas d’impossibilité, vous pouvez vous asseoir en tailleur. N’allongez jamais les jambes et ne vous adossez pas au mur ou à un poteau. N’adoptez pas une pose irrévérencieuse, que vous soyez assis ou debout.
  5. Ne quittez pas le tapis pendant le cours, sauf en cas de nécessité, avec accord de l’enseignant.
  6. Quand l’enseignant montre une technique, vous devez rester attentif.
  7. Respectez les pratiquants les plus gradés ou les plus anciens. Ne discutez jamais à propos de technique, même s’ils sont dans l’erreur.
  8. Parlez le moins possible sur le tatami : c’est dangereux pour vous-mêmes et pour les autres. La vigilance doit être constante pour éviter les accidents.
  9. Il est interdit de manger, boire, fumer dans un dojo. Le port de bijoux ou de montres peut être dangereux pendant l’entraînement, et donc déconseillé.
  10. Il convient de faire son possible pour respecter l’harmonie du dojo et donner de la plénitude à la pratique.