Bureau

Président : M. Fréderic CIBARD , vini : 87  70 75 63

Trésorier : M. Denis BOIRAL

Trésorier adjoint : M. Christophe GIRAUD

Secrétaire : M. Ngoc Lam NGUYEN

Secrétaire adjointe : Mme Fabienne SEININ

 

Mima Yoichizaemon Kagenobu, Le fondateur

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Lignée des soke de l’école Suiō-ryū

Suiō-ryū iai kenpō®, titre officiel de cette tradition, fut fondé par Mima Yoichizaemon Kagenobu (1577-1665) autour de 1615. Yoichizaemon naquit, sur le fief Dewa, de Mima Saigu, prêtre du sanctuaire de Junisha Gongen. Malheureusement il n’y a plus de traces de l’emplacement de ce sanctuaire et de la tombe du fondateur car ils furent tous deux détruits par un glissement de terrain au 18e siècle.

Dans sa jeunesse Yoichizaemon étudia l’art du sabre de l’école Bokuden, fondée par Tsukahara Bokuden, ainsi qu’une forme de jojutsu pratiquée par les yamabushi, prêtres guerriers de la montagne, appelée Kongo Jo Joho. (suite…)

Reigi – L’étiquette

Selon Katsuse sensei, 15è soke de Sui O Ryu, l’étiquette a son origine dans la voie des arts martiaux (Budo). L’étiquette est fortement liée au sens de la valeur de l’individu. L’importance de l’étiquette ne doit pas faire oublier cependant que ce n’est pas une chose forcée ou coercitive. Ce n’est pas parce que nous pratiquons les arts martiaux que nous devons avoir des manières rigides. L’étiquette est quelque chose que nous obtenons et que nous pratiquons dans notre vie quotidienne, et il est important qu’elle transparaît naturellement dans notre façon de vivre. Par conséquent, nous ne devrions pas être obsédés par la forme extérieure de l’étiquette….Nous devrions laisser la courtoisie et la bienveillance éclairer notre état d’esprit (dans la pratique du Budo)….

De façon générale, le Reigi est le respect que l’on manifeste naturellement aux enseignants (sensei). Ce respect s’applique aussi aux anciens (Senpai) et aussi aux partenaires avec qui nous pratiquons. Rei signifie «appréciation et respect» ainsi que la façon de le manifester. Ces codes permettent une conduite courtoise à l’égard des autres pratiquants et du lieu de pratique. Le Reigi n’est pas immuable, ni surtout rigide mais doit être simple, naturel et surtout sincère.

Yohachiro Kagenaga, le second successeur

Succédant à Yoichizaemon, son fils Yohachiro Kagenaga ajouta 10 techniques supplémentaires à la tradition qui, à ce jour, représentent le Shoden, ou niveau d’initiation. C’est un ensemble de 5 Yo, techniques d’attaque/positives, et 5 In, de défense/passives. Yohachiro pensait que les techniques que son père avait créées étaient trop avancées pour être comprises par un débutant et il ajouta ainsi ces dix techniques pour permettre à ceux qui étaient moins familiarisés avec le sabre d’améliorer leur habileté avant de pratiquer des techniques plus avancées.

REI AU DOJO

En entrant dans le dojo, découvrez-vous et saluez en direction du Shomen

Les affaires sont laissées en bon ordre en dehors du tatami durant la pratique. Le soin que le pratiquant y apporte est un indice de sa discipline. Pour mémoire, les plis du hakama ont une portée symbolique. A l’avant, on peut en remarquer cinq, et un à l’arrière. Les cinq plis de l’avant représenteraient la compassion, la fidélité, la courtoisie, l’harmonie entre individus, et la confiance. Quant au pli arrière, il fait allusion à la sincérité. Ce sont autant de règles que le pratiquant devrait se remémorer à chaque fois qu’il enfile ou replie son hakama

Fukuhara Shinzaemon Kagenori, le neuvième successeur

La tradition sombra dans une relative obscurité jusqu’à la période du 9ème soke, Fukuhara Shinzaemon Kagenori. Shinzaemon était à la fois élève du 8ème Soke de Suiō-ryū, Yoshino Yaichiro Sadatoshi, et de Yoshida Shigesaemon Sadatoshi, à son tour un ancien élève de Masaki Taro Dayu Toshimitsu, fondateur d’une méthode de manrikigusari (une chaîne avec des poids attachés aux deux extrémités) appelée le Masaki-ryu.

Shinzaemon prit en compte ce qu’il avait appris des techniques de chaîne et de poids de Masaki-ryu et y ajouta un kama, ou faucille. Il appela sa méthode Masaki-ryu Kusarigamajutsu; elle fut enseignée jusqu’à ce jour avec Suiō-ryū et le terme correct est Masaki-ryu Fukuhara Ha Kusarigamajutsu. La méthode elle-même comprend 18 kata séparés destinés à être pratiqués des deux côtés du corps, c’est-à-dire en alternant dans les mains le tournoiement de la chaîne et le maniement de la faucille. La forme de cette faucille est unique : elle est façonnée de façon à pouvoir couper, qu’elle soit poussée, tirée ou utilisée pour frapper.

REI SUR LE TATAMI

La pratique avec les armes comporte des dangers potentiels. Dès que l’on pose le pied sur le tatami, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées. Ne montez sur le tatami que si vous avez la permission de l’enseignant. Une fois sur le tatami, faites votre salut (vis-à-vis du shomen,  de l’enseignant et de l’arme). Veillez à avoir une posture correcte. Ce salut est requis aussi quand l’on quitte le tatami. Toutefois si c’est une absence de courte durée, avec une permission préalable de l’enseignant, le salut debout est suffisant. A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tatami par une inclinaison en direction du shomen.

La famille Katsuse

katsuse

 

Katsuse Yoshimitsu Kagehiro
15ème soke de l’école Suiō-ryū

Suiō-ryū entra dans la famille Katsuse par le 13ème soke : (Mizuma Hanbei Kagetsugu). Hanbei séjournait dans une auberge de Hamamatsu City, préfecture de Shizuoka, qui était tenue par la famille Katsuse. Le jeune Katsuse Mitsuyasu attira l’attention de Hanbei, lequel fit remarquer à son père que son fils avait un grand potentiel pour la pratique martiale. Hanbei passa le reste de son séjour à enseigner à Mitsuyasu les techniques traditionnelles jusqu’à ce qu’il lui passe les sceaux et rouleaux de la tradition en 1930, reconnaissant ainsi Katsuse Mitsuyasu comme le 14ème soke de Suiō-ryū.

Ayant déménagé sur Tokyo pour approfondir son entraînement en kendo, Mitsuyasu entretint une relation forte avec Nakayama Hakudo, souvent mentionné comme « Showa no Kensei » (lit : Sabreur Divin de l’Ere Showa) qui fournit le nom et la calligraphie pour le dojo que Mitsuyasu créa et qui à l’heure actuelle sert de quartier général de Suiō-ryū, le Hekiunkan (lit : Salle du Nuage Bleu). Il offrit aussi à Mitsuyasu une licence Menkyo en kendo. En 1992, à l’âge de 88 ans, Katsuse Mitsuyasu Kagemasa était 8ème dan Hanshi en kendo et iaido, et 7ème dan Kyoshi en jodo.

Les enseignements de Suiō-ryū et ses méthodes conjointes ont été transmis jusqu’à nos jours. L’enseignement et la propagation de cette école sont supervisés par le 15ème soke Katsuse Yoshimitsu Kagehiro, qui est aussi 12ème soke de Masaki-ryu Fukuhara-ha.

(texte traduit du japonais et transmis par M. Antony Cundy)

 

 

REI ENVERS L’ENSEIGNANT

Les pratiquants et l’enseignant (sensei) se saluent mutuellement au début et à la fin des cours. Au début d’un cours la coutume veut que l’on dise «Onegai shimasu» («faites-moi la faveur de pratiquer avec moi») lorsqu’on salue le sensei, alors qu’à la fin on dit «Domo arigato gozai mashita» («merci beaucoup»).